27 janvier 2008
[Chapitre 181. Le supplice de Sisyphe.]
Première fois que je trainasse autant devant quelque chose à rédiger. J'y pense depuis les vacances de Noël, à mes sacrées dix pages d'introduction. Je ne sais pas si c'était le blocage de l'écrivain devant sa page word toute blanche, ou si j'ai un réel problème d'écriture, ou si c'était une flemme chronique suite à mes préparations de partiels, en tout cas, c'est fini, enfin. Deux semaines que je piétinais lamentablement sur ces dix malheureuses petites pages. Elles n'ont pas encore été corrigées, ("corrigé" ? aidez moi, je dois réviser pour mon concours !) elles seront surement (et largement) révisées suite aux commentaires de mon prof mardi, mais quand même. Pour ceux qui veulent savoir pourquoi je n'ai plus le temps sur msn, et bien voilà :
« Procès hors série dans l’Indiana (U.S.A) Une mégère et ses 7 enfants avaient fait mourir lentement une jeune fille de 16 ans enfermée 10 jours dans leur cave » « L’une après l’autre, après leur avoir lié les mains, le monstre de Chicago à étranglé ou poignardé 8 élèves infirmières » « Les incidents raciaux se multiplient à Chicago. 5000 noirs déchainés se sont heurtés à 900 policiers » « Un homme coupé en deux à vécu 5 heures » « John Graham, qui cause la mort de 44 personnes en voulant tuer sa mère à été éxécuté » « Un avion s’écrase sur une école en Californie : 7 morts, 78 blessés » « Le tronc mutilé d’une jeune femme noire découvert près de New-York » « La route à fait 193 morts aux Etats-Unis depuis le début du week-end de l’Independance Day » C’est par ses titres accrocheurs que le lectorat des quotidiens régionaux poitevins le « Libre Poitou » et « Centre Presse » à connaissance de la violence quotidienne américaine durant la seconde moitié du Xxème siècle. De ces titres et des articles qui leur succèdent, nous pouvons dégager quelques premières grandes interrogations. Comment sont écrits ses articles de presse, quelles sont les images qu’ils renvoient aux lecteurs, et quelles sont les réalités de la violence aux Etats-Unis.
Aujourd’hui le quotidien des Etats-Unis se reflète abondamment dans les médias et apparaît differement selon nos opinions personnelles souvent extrêmes, passant par une image idéaliste ou au contraire par une vision abhorrée. Un thème de son quotidien est très abondant dans notre presse, ou nos médias télévisuels : la violence, présente dans toutes nos sociètés qu’elle soit sous forme d’agressions physiques ou morales, de meurtres, de guerres ou bien encore de révolutions. Comment définir, expliquer ce terme si large qu’est celui du mot « violence » ? Pour Yves Michaud, il n’existe aucune définition objectif du concept, mais seulement des tentatives d’approche subjective.
C’est dans ce courant de pensée que dans ce livre intitulé simplement « La violence », que Michel Wieviorka, illustre sociologue français nous parle du concept général de la violence :
« Le mot de violence, en effet, s’applique à d’innombrables phénomènes, il qualifie toutes sortes d’événements et de conduites, individuelles et collectives – la délinquance, le crime, la révolution, le massacre de masse, l’émeute, la guerre, le terrorisme, le harcèlement, etc. Son sceptre d’application peut être étendu presque à l’infini, selon notamment qu’on y inclut ou non, des dimensions morales, et pas seulement physiques, ou bien encore qu’on introduise, à la suite de Pierre Bourdieu, la notion de violence symbolique – celle qu’exercerait, dans cette perspective, un système, un Etat ou des acteurs dominants si puissants qu’ils interdisent aux dominés de produire par eux-mêmes les catégories qui leur permettraient de penser leur domination. »
La violence américaine peut traduire les dérives, les déviances d’une société attachée à des concepts de droit et de liberté, mais qui pourtant puise des sources dans des mouvements suscités par des idéologies perturbatrices, intérieures mais aussi extérieures. L’image que nous avons de cette violence américaine semble imposer l’idée d’une utopie devenue cauchemar. Nous pouvons nous demander si l’évolution de la société américaine explique à elle toute seule une exarcerbation d’effets en chaîne de la violence depuis plus d’un siècle. L’Amérique a une longue histoire, melant évolutions historique, sociales et politiques, que toute étude sur la violence droit prendre en compte.
Cette violence américaine est affrontée par une double force institutionnelle, celle du pouvoir fédéral (FBI) et celle des Etats. Pour mesurer la criminalité sur leur territoire aux proportions titanesques, les Etats-Unis possèdent deux organismes differents, les Uniform Crime Reports du FBI dit UCR qui sont destinés à faire un bilan annuel sur l’activité de la police, et le National Crime Victimization Survey dit NCV, conduit par le Bureau of Justice Statistics à partir de sondages et d’enquêtes réalisés dans des foyers représentatifs. Les résultats de ces deux organismes peuvent réveler des dissemblances dans la mesure où le FBI ne mentionne que les affaires inscrites dans les rapports et les mains courantes.
Selon Daniel Royot, spécialiste de civilisation américaine, ces chiffres et statistiques « s’appliquent à une nation de 285 millions d’habitants qui comptent 35 millions d’Hispaniques et 34 millions d’Afro-Américains. Sur les 50 états, celui de New York, la Californie et le Texas représentent à eux seuls une population qui excède très largement celle de l’hexagone avec respectivement 19, 34 et 21 millions. L’immensité du territoire conditionne aussi une démographie qui révèle un déséquilibre entre les zones urbaines et des régions relativement peu peuplées à l’Ouest, dans les Rocheuses et les déserts »
La courbe des homicides aux Etats-Unis du XXème siècle s’est maintenue entre 5 et 10 pour 100 000 habitants. Elle est restée stable jusqu’en 1933 pour connaître une nette remontée avant de décroître et atteindre son plus bas niveau en 1950. La période entre 1964 et 1974 et celle du milieu des années 1980 ont été les plus violentes. Aujourd’hui si la criminalité baisse fortement depuis une dizaine d’années, son niveau moyen reste largement supérieur à ce qu’il était dans les années 1960. On peut expliquer ses fluctuations par quelques événements historiques, notamment la dépression qui suit le crack boursier de Wall Street du jeudi 24 octobre 1929, la crise de la société américaine des années 1960, et les bouleversements démographiques et économiques des années 1980 ne sont pas étrangers aux pics de la violence.De la même manière, les périodes de consensus national comme les années de présidence de Franklin Delano Roosevelt et celles de Dwight David Eisenhower expliquent sans doute les périodes de reflux de cette violence.
Les grandes affaires américaines du Xxème siècle présentent les formes les plus variées et les plus extrêmes de la criminalité, et il faut savoir s’écarter des préjugés pour tenter de définir ce qu’est le crime américain. La plupart du temps, le citoyen américain lui-même à une représentation de la criminalité et de la délinquance marquée par des mythes que d’innombrables études sérieuses tentant de mettre en lumière la réalité des faits, ont beaucoup de mal à effacer. Les conclusions de ses études se rejoignent sur les diagnostics, (sur entre autres les nouveaux modes opératoires criminels), mais divergent quand il s’agit de proposer des solutions pour y remedier.
En général, la violence meurtrière est plus concentrée dans les milieux défavorisés afro-américains, auteurs et victimes confondus, que dans la population américaine, et la plupart des victimes sont de la même origine que leurs auteurs. La criminalité des Noirs n’est donc pas orientée contre les Blancs, mais contre eux-mêmes. Il en est de même pour la grande majorité des principales communautés. Le rascisme, qui existe véritablement aux Etats-Unis, n’est donc pas l’explication structurelle de la montée de violence. Il y à pourtant un élément inquiétant à retenir : on observe que les meurtres sont de plus en plus commis par des auteurs n’ayant aucune relation avec leur victime. Néanmoins sur le long terme, les grandes tendances demeurent.
Sujet conséquence à la violence, la progression des emprisonnements croisse à un rythme moins important pour les délinquants poursuivis pour détention ou trafic de drogue que pour ceux concernant des crimes violents. L’emprisonnement est d’ailleurs aux Etats-Unis une industrie qui a pris une place importante en termes économiques. Elle agit avec une politique d’élimination sociale, voire physique, des criminels. Les médias jouent donc un rôle important dans cette sensibilisation aiguë aux coûts humains de la violence. Il sont à l’affût de la moindre escarmouche qui prend aussitôt à travers eux les dimensions d’une tragédie
De plus, on peut ajouter que pour beaucoup les affaires criminelles américaines ont leurs équivalents dans les autres pays. Que ce soient des affaires Landru, des crimes passionnels, sordides ou sadiques alimentent l’actualité, les lecteurs et téléspectateurs, véritables voyeurs, s’abreuve de ces histoires monstrueuses et sanglantes. Aux Etats-Unis, comme partout ailleurs, la criminalité a ses vedettes, surtout depuis la naissance de « l’information spectacle » des années 1960. La publicité qui leur est offerte par les médias peut aussi avoir une repercussion sur la compétition de l’horreur, concurrence pouvant exister chez les assassins quand on sait qu’ils atteignent très souvent à la une grâce à l’ampleur et la monstruosité des crimes accomplis. Ce qui est étrange, car ce sont dans les sociétés qui condamnent la violence et qui cherche à la maîtriser, à la canaliser, que celle-ci est médiatiquement omniprésente.
En même temps, cette violence est livrée dans nos médias sous des formes bienséantes, maquillées et stéréotypées. Même les articles les plus réalistes et les plus crus sont encore très loin de la réalité de la violence. Les lecteurs, les personnes, ne sont pas aptes à entendre parler de la violence sans maquillage. On peut ainsi décrire un crime horrible, on ne publiera pas les photos de ces crimes, ou alors des photos ne montrant pas la totalité de l’horreur commise et subit par la victime.
Les faits divers qui correspondent aux tendances majeures du moment, quelles soient entretenues par la curiosité, la mode, ou encore les frayeurs collectives. Comme le dit dans son introduction dans « Changements dans la violence » Yves Michaud : « La violence nous terrorise et nous fascine. Elle cristallise notre peur de la mort-la peur humaine par excellence-mais aussi notre désir sans cesse renaissant de briser le carcan de la domestication et de la civilisation, de revenir à la sauvagerie. En même temps elle nous existe et nous ne pouvons nous empêcher de loucher vers elle avec le regard vitreux de ces passants que Weegee surprenait sur le lieu des meurtres et accidents qu’il photographiait pour la presse tabloid new yorkaise des années 1930. » Dans « l’information spectacle » la recherche du scoop est donc stimulée par la curiosité populaire. Ces crimes sont souvent mis en avant, en surabondance, dans les pages de nos journaux, notamment dans la presse traditionnelle de diffusion regionale.
Cette presse régionale qui, malgré ses 65 titres, ses 6 millions d'exemplaires vendus chaque jour, ses 18 millions de lecteurs et ses 2.32 milliards d'euros de chiffre d'affaire (pour lannées 2005 selon le Syndicat de la Presse Régionale) subit peu à peu l'érosion d'un lectorat vieillissant ou tourné vers d'autres supports comme Internet, la télévision, la presse hbedomadaire, ou encore par la presse gratuite. Pour résumer, la presse quotidienne régionale traverse une passe difficile. Ces titres sont handicapés par le poids des coûts fixes ainsi que l'immobilité des charges à la baisse. Ces problèmes empechent leur capacité d'investissement et d'adaptation, les structures financières étant trop tendues pour les financer. Ces difficultés permettent néanmoins à provoquer une remise en question permettant à ce secteur de réinventer avec succès son modèle économique. Cette presse est pourtant très bien implantée en province, et à pour concurrens la presse quotidienne parisienne (dont la diffusion est nationale), la presse quotidienne locale et la presse hebdomadaire régionale, dont les diffusions sont plus limitées. Pour la presse quotidienne régionale, il s'agit maintenant de définir ce que doivent être les fondements de ce nouveay modèle pour tirer profiet des opportunités de marché et de mettre en oeuvre les changements nécessaires.
C'est cette presse quotidienne régionale, dite PQR, qui regroupe le plus souvent une surabondance de faits divers sanglants dans ses colonnes, les crimes ayant un interet moindre chez les lecteurs de la presse traditionnelle de diffusion nationale. Les faits divers (appelés aussi "faits de société" "informations générales" "brèves") sont des faits qui constituent un ensemble curieux, varié, et qui ne se prête pas facilement à une définition précise. Comparé aux autres rubriques de l'actualité dont le contenu est clair et les limites précises, la page des faits divers laisse au lecteur l'impression d'un bric à brac incohérent et bizarre, d'une rubrique dont le contenu serait insaisissable, et où se trouveraient assemblés, sans vraiment de raison, tout ce qui n'aurait pas pu trouver sa place ailleurs. Roland Barthes la définit d'ailleurs comme "le fourre-tout des inclassabbles de l'information"
La définition qu’en donnait au siècle dernier le Grand Larousse Universel est à cet égard significative. Malgré sa longueur, elle mérite d’être citée : « sous cette rubrique, les journaux groupent avec art et publient régulièrement les nouvelles de toutes sortes qui courent le monde : petits scandales, accidents de voiture, crimes épouvantables, suicide d’amour, couvreur tombant d’un cinquième étage, vol à main armée, pluie de sauterelles ou de crapauds, naufrages, incendies,inondations, aventures cocasses, enlèvements mystérieux, exécutions à mort, cas d’hydrophobie, d’anthropophagie, de somnabulisme et de léthargie ; les sauvetages y entrent pour une part et les phénomènes de la nature tels que veaux à deux têtes, crapauds âgés de quatre mille ans, jumeaux soudés par la peau du ventre, enfant à trois yeux, nains extraordinaires… etc » Cette énumération ne constitue pas une définition car elle n’explique pas du tout ce qui finalement un « fait divers » L’horreur, le monstrueux y tient certes une grande place, mais le fait divers n’exclue pas non plus des articles joyeux, humouristiques, ou encore très sérieux, même si le crime reste le thème le plus important de cette rubrique. Le fait divers est donc une catégorie d’informations qu’on ne peut pas définir sans la trahir en partie, et la définition que l’on tenterait malgré tout d’en donner ne manquerait pas d’être restrictive, risquant par conséquence de nuire à l’étude qu’on voudrait en faire.
Pour analyser le fait divers, il faut donc renoncer à le définir et aborder son étude en cherchant à comprendre ses thématiques, ou encore ses structures narratives qui se dégagent de l’ensemble des histoires habituellement reunis dans la page de ces articles. Finalement, pour comprendre le domaine du fait divers, et rendre compte de sa réalité riche et spécifique, comme catégorie d’information, il faut essayer de chercher à travers la totalité de sa chronique, le fond constant de signification qui pourrait en constituer le noyau central.
Mon thème d’étude aborde deux grands champs de recherche. Le premier touche la culture de la violence américaine (comme j’en ai déjà expliqué les différentes grandes lignes précédemment) et s’insère dans le second thème d’étude, les articles de la presse quotidienne régionale poitevine.
L'histoire de la presse, et plus précisement de cette presse quotidienne régionale m'a été très importante pour aborder dans les conditions les plus favorables la rédaction de ce présent mémoire.
L’histoire et la presse est un sujet qui interpelle tout historien travaillant sur des périodes récentes. La presse est une source riche et variée, mais qui cache de nombreuses difficultés cachées. Les idéologies, les tensions, les instrumentalisations dont elle est l’objet obligent l’historien à trier les discours, à les contextualiser, à les comparer. Le journal n’est pas seulement une source, mais un médium qui narre l’histoire au jour le jour, dans une perspective différente de celle de l’historien.
Les premiers travaux menés en France sur les médias ont porté sur la presse et ont suscité, dès les années 1950, un important courant de recherche portant sur l’histoire de la presse et sur l’analyse de son contenu. Dans les années 1970, un journaliste français, Claude Bellanger, avec la collaboration de Jacques Godechot, de Pierre Guiral, et de Fernand Terrou, sort une « Histoire générale de la presse française à nos jours » en cinq tomes (Des origines à 1815. de 1815 à 1871. de 1871 à 1940. de 1940 à 1958. de 1958 à nos jours) Ces ouvrages sont encore une référence en matière d’historiographie et sont cités dans la grande majorité des ouvrages parlant de presse.
On peut constater que depuis quelques décennies, ce domaine d’études a été un peu négligé, en particulier par les chercheurs en information et en communication. Peu nombreux sont ceux qui se sont attachés ces dernières années à comprendre l’évolution récente des grands titres de presse ou leurs transformations économiques et culturelles. On possède quelques synthèses à ce sujet, mais peu de travaux récents sur un journal ou sur un groupe de presse en particulier. Est-ce que ce manque d’intérêt à l’égard de la presse d’aujourd’hui est du à la fascination éprouvée par les chercheurs devant la montée en puissance des technologies liées à l’audiovisuel et à l’informatique qui se prête davantage à des débats ? Ou est ce à cause du manque de curiosité des spécialistes de l’étude des médias pour un domaine perçu comme plus traditionnel et donc moins valorisant ?
Nous avons eu pourtant quelques analyses portant sur les mutations technologiques de la presse durant les années 1980, des analyses sur des approches plus économiques ou politiques (« L'état des médias », sous la dlr. de Jean-Marie Charon, « L'argent de la presse française des années 1820 à nos jours » de Patrick Eveno ou encore « Economie générale des médias » de Michel Mathien) ou encore des travaux d’historiens, mettant en avant des histoires de la presse chronologiques ou synthétiques et des approches plus problématisées.
Ainsi, nous avons les ouvrages synthétiques de Pierre Albert, spécialiste de la presse et de la radio. Dans « La presse », il s’interroge notamment sur l’avenir de la presse, sur les nouvelles formules d’un journalisme qui puisse répondre aux préoccupations du XXIème siècle, et cela en parrallèle avec la place grandissante occupée par les médias audio-visuels. En effet, depuis ses origines, la presse ne survit que par un continuel effort d’adaptation aux novations techniques et à l’évolution des goûts et des besoins de ses lecteurs, et par une adaptation de ses structures en fonction et par rapport aux réalités du marché. Il à aussi écrit un autre ouvrage « Histoire de la Presse » (cette fois ci en collaboration avec Fernand Terrou) une vraie synthèse chronologique de l’histoire de la presse. (pour exemple les titres des chapitres, le premier étant « la préhistoire des journaux et la naissance des gazettes » et le dernier « La presse en France pendant la seconde guerre mondiale (1939 1944) »)
D’autres auteurs nous ont mis à portée de main des livres précis, chronologiques ou non, sur l’histoire de la presse. Ainsi, Gilles Feyel, professeur d’histoire moderne, à lui aussi rédigé plusieurs ouvrages sur la presse dont le « Dictionnaire de la presse française pendant la Révolution, 1789 1799 », « L’annonce et la nouvelle : la presse d’information en France sous l’Ancien Régime (1630-1788) » ou encore « La presse en France des origines à 1944 : des approches politiques et matérielles » où dans un plan chronologique en trois parties, il met en perspective l'évolution de l’histoire politique et matérielle de la presse française de l'Ancien Régime à la grande presse d'information des années 1930 jusqu’à la propagande de la Seconde Guerre Mondiale.
Laurent Martin, lui aussi historien, à quant à lui écrit entre autres, une synthèse sur l’histoire de « La presse écrite en France au XXe siècle » Il y propose un résumé de l’histoire de la presse française depuis les débuts de la Troisième République jusqu’à aujourd’hui. Il n’évoque que l’essentiel dont les grands combats intellectuels et politiques français depuis l'aube de la IIIe République, la naissance des grands quotidiens populaires, l’affaire Dreyfus, la presse collaborationniste et la presse clandestine de la Resistance, à la naissance de l’Observateur, jusqu’à aujourdhui.
Christophe Charle est un historien spécialiste d'histoire sociale et intellectuelle contemporaine. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, dont « Le Siècle de la presse (1830-1939) » Ce livre permet de saisir le lien étroit qui se construit progressivement entre la société française et la presse. Premier bien de consommation de masse, la presse contribue à l’unification culturelle de la population. La France de la monarchie de Juillet était hiérarchisée en trois univers culturels étanches : les lettrés lecteurs des journaux et acteurs de la vie politique ; les demi-exclus de l’imprimé qui participent d’une culture dominée par l’oralité ; les analphabètes. À la fin des années 1930, le journal est désormais lu par tous les Français, urbains et ruraux, élites et classes populaires.
Dominique Kalifa est quant à lui un historien français, spécialiste de l’histoire du crime et de ses représentations au XIXème siècle et pendant le premier XXème siècle.
Il a travaillé sur les récits de crimes et la crise sécuritaire du début du XXème siècle et réfléchit sur l’histoire de la culture de masse (« La Culture de masse en France »). Il à écrit plusieurs articles sur la presse et la culture de masse.
Autre auteur, mais cette fois ci, sociologue spécialiste des médias, Jean-Marie Charon à écrit de nombreux ouvrages sur les médias électroniques, la presse écrite, le journalisme, les relations entre médias et justice, la déontologie de l’information. Dans « La presse en France de 1945 à nos jours » il fait une histoire et un bilan des problèmes que connaissent les journaux français, notamment la presse quotidienne, depuis la Libération. (En effet la presse quotidienne française traverse depuis au moins deux décennies une crise profonde que mettent en lumière de grands conflits sociaux, des rachats et des absorptions ou l'affaiblissement progressif de ses grands partenaires)
Dans « La presse quotienne » il offre au lecteur la possibilité de connaître l'essentiel sur les quotidiens français, et surtout il essaye de répondre à la question suivante, sur cette presse qui connaît une crise « La presse quotidienne à t-elle encore un avenir » ? Sur chaque point, il analyse les raisons de la situation. Le caractère généraliste, ainsi que les structures « industrielles » de cette presse la differencie des autres médias, où dominent l'abondance de l'offre, la spécialisation des contenus. La concurrence entre moyens d'information est vive et les quotidiens doivent défendre leur territoire face aux magazines. La presse quotidienne est à un tournant de son histoire. Pour le passer, elle doit optimiser ses structures et renouveler son offre éditoriale ainsi que les rapports avec son public. L'histoire, les institutions, les caractéristiques des entreprises et du public français requièrent des solutions originales. L’avenir de la presse quotidienne est en France d'autant plus important qu'il se combine aux conditions de la démocratie comme le pluralisme, le débat d'idées, ou encore l’exercice d'un contre-pouvoir.
Michel Mathien à lui aussi écrit un ouvrage interessant intitulé « La presse quotidienne régionale » C'est le livre de base sur la presse quotidienne régionale il énumére les principaux enjeux de la PQR avec le développement du multimédia, la question du monopole, etc.
Quant à Marc Martin, il à écrit « Des affiches aux grands quotidiens" Il n’y avait pas, avant sa parution, d’histoire générale de la presse régionale en France. On avait bien depuis trois décennies des monographies historiques sur la presse régionale, dont beaucoup de quotidiens, mais, malgré leur intérêt, elles ne comblaient pas cette carence. On ne possédait, sur le sujet que d’un travail d’ensemble, écrit par Louis-Guy Gayon, et ne couvrant que la période 1960-1990. Or les titres de la presse quotidienne regionale représentent aujourd’hui les trois quarts des quotidiens français et leur diffusion totale est trois fois supérieure à celle des quotidiens nationaux. Ce livre est donc aujourdhui un modèle et un outil de travail pour la bonne compréhension des entreprises, de ses moyens techniques, de ses contenus, des hommes qu’elle emploie et de ses accords avec les médias, et peut se lire comme le bilan de l’activité historique de cette presse avant une mutation future. Mais il est également un livre essentiel en lui-même en faisant une réhabilitation de l’importance de la presse régionale. Il constate « le tassement de la diffusion depuis les années 1970 » et met l’index sur la compétition que lui font les quotidiens gratuits depuis le début du Xième siècle et le fait que certains titres de presse quotidienne régionale ripostent en collaborant à l’expansion des gratuits.
L’une des toutes premières questions que je me suis posée en abordant ma thématique générale « La violence américaine dans la presse poitevine » fut bien évidemment de savoir quel était l’interet du sujet pour un historien, et plus généralement pour un lecteur non informé. Le premier élément interessant que j’ai pu constater, est que ce sujet n’avait pas encore été traité, ou alors très partiellement, que ce soit dans un ouvrage, une thèse ou même un mémoire d’étudiant. L’étude du regard de la presse quotidienne et régionale sur les violences américaine était jusqu’alors totalement inédite.
La culture de la violence aux Etats-Unis a pourtant quant à elle fait l’objet d’études plus ou moins récentes. Nous noterons par exemple les excellents ouvrages de spécialistes comme Alain Bauer et d’Emile Perez (« Le crime aux Etats-Unis ») , de Daniel Royot (« Le complexe du loup-garou : la fascination de la violence dans la culture américaine » et « Les Etats-Unis, civilisation de la violence ») ou encore le livre de Frank Browning, John Gerassi, et Carasso Jean-Pierre « Le crime à l’Américaine ». Quant aux ouvrages plus spécialisés, là encore il ne manque pas. Pour ne citer qu’un petit échantillon tirés d’un champs de recherche plus spécifique, l’histoire des crimes dans une ville américaine précise par exemple, nous avons à disposition les ouvrages excellents de James Baldwin et de James Bryant « Meurtres à Atlanta » et celui de Jean-Pierre Lahary et Elie Vannier « Mourir à New-York : crimes extraordinaires et autres histoires »
Néanmoins tout ces ouvrages sur la culture de la violence américaine n’ont pour l’instant jamais inclue un lien d’étude vraiment précis et détaillé sur le regard que la presse française, même nationale, peut entretenir avec elle.
A partir de cette première constatation, j’ai pu developper mon sujet sur la perception des Etats-Unis dans un espace régional, à travers le prisme de la violence. Les nouvelles questions posées étaient notamment : Comment la violence peut-elle être l’un des miroirs des phénomènes d’urbanisation et du lien social aux Etats-Unis, et de quelle manière cette presse poitevine aborde-t-elle cette violence ?
J’ai très vite décidé de m’interesser à une catégorie précise de violence américaine : ses violences quotidiennes. Quotidiennes pour deux raisons, deux publics : l’américain tout d’abord, ce recepteur témoin direct des événements, mais aussi victime, qui vit au rythme de l’actualité de son pays au jour le jour, subit, crée les violences quotidiennement. Puis, le deuxième public, le recepteur poitevin, ce lectorat qui au travers de son journal régional (« le Libre Poitou », « L’Eveil de la Vienne », « Centre Presse »…) suit là aussi quotidiennement la violence américaine.
Pour résumer, il s’agissait de s’interesser au « quotidien », la vie journalière de l’américain, mais aussi au « quotidien », le journal poitevin.
Expliquer les caractéristiques de la presse quotidienne poitevine dans sa façon de parler de la violence américaine, (c'est-à-dire faire au préalable un travail long et rigoureux d’analyse sur chaque titre et article -mais aussi quelques fois sur des photographies- : relever les tons et le vocabulaire employés, consciencieusement ou non, noter les faits oubliés et privilégiés, les messages et images transmis sur ces violences, mais aussi sur les Etats-Unis plus généralement) n’était pas le seul travail nécessaire à faire pour aborder mon sujet. Il fallait aussi avoir un regard critique, et analyser le developpement de ces articles, le long des quatre decennies étudiées, et selon les differents types de violence. Comment pouvait-on voir le developpement de la violence au travers de cette presse poitevine, et comment en rendait-elle compte ?
Grâce et à travers cette première analyse, j’avais le pouvoir de constater et de rendre compte de trois évolutions : celle tout d’abord du regard poitevin sur certaines violences américaines, puis de certaines formes de violences américaines, et enfin à travers cette dernière, je pouvais enfin évaluer les transformations progressives des mœurs américaines, provoquant plus largement la métamorphose d’une société.
Tout le long de la période choisie étudiée, de la fin des années quarante jusqu’au milieu des années quatre vingt, j’ai donc pu mettre en lumière en plus de l’évolution d’un regard régional sur un sujet, les changements, invisibles ou non, s’opérant au sein de la culture américaine, grâce à trois types de violences : celles des transports, l’urbaine, et enfin la familiale. Il s’agissait de témoigner des phénomènes d’urbanisation américains, en rendant compte par exemple de l’accélération rapide des moyens de transport (voiture, train, avion…) et de ses infrastructures (chemins de fer, autoroutes, aéroports…), des changements dans la violence urbaine (nouvelles facettes du crime, nouveaux moyens mis en place pour le contrer…), et enfin des changements dans la cellule familiale américaine (les nouvelles figures d’autorité, la place de l’enfant, les comportement du couple, le mariage…)
C’est ainsi que j’ai pu créer une problématique définie : « Comment la presse régionale poitevine de la seconde moitié du Xxème siècle perçoit-elle et rend-elle compte de l’évolution de la société américaine au travers des changements de sa violence quotidienne, c'est-à-dire, la violence de ses transports, de sa violence urbaine, et enfin de sa violence familiale, et comment se regard lui-même change t-il au fil du temps ? »
Pour éclairer cette question, j’ai uniquement travaillé sur des articles de presse, provenant de trois journaux régionaux poitevins. J’avais un seul grand critère de selection pour choisir ces trois journaux (sans compter le fait qu’ils devaient bien entendu être des régionaux, poitevins) : il fallait que je puisse travailler sur une longue période pour ainsi voir l’évolution de la plume poitevine sur les violences américaines, et donc trouver des journaux archivés sur plusieurs decennies. Ceux d’après guerre étaient donc tout trouvés, et j’ai pu trouver trois journaux archivés adéquats.
Les deux premiers, ceux sur lesquels j’ai passé la plus grande majorité de mon temps à lire, sont le « Libre Poitou » (archivé dans quasiment toute sa totalité du 8 septembre 1944 au 30 décembre 1958) et « Centre Presse » (archivé du 31 décembre 1958 au 31 décembre 1985). Tout deux sont des quotidiens, en revanche, le troisième, « L’Eveil de la Vienne », est un hebdomadaire de gauche, et je n’en ai dépouillé que deux années. A cela, deux raisons : premièrement j’avais déjà un corpus très complet d’articles de presse provenant des deux autres journaux, deuxièmement, la nature du journal lui-même (un hebdomadaire avec des tendances politiques et idéologiques très marquées) pretait à ce que je ne m’y attarde peu. J’ai néanmoins trouvé necessaire de lire et relever quelques articles clés de ce journal, pouvant donner une autre vision de la violence aux Etats-Unis, dans un autre contexte et un autre point de vue.
L’histoire du « Libre-Poitou » est riche : il fut l’un des premiers journaux de la Résistance française. C’est en effet Louis Renard, un avoué de Poitiers mutilé de guerre 1914-1918, officier de la Légion d’Honneur et fervent patriote, qui (avec l’aide de son jeune clerc Maurice Baudet) lança la feuille clandestine "Le Libre Poitou". Dans l’esprit de son fondateur, « Le Libre Poitou », se présentait comme le lien entre celles et ceux qui étaient déjà entrés en Résistance et le journal de la vérité face à la presse du mensonge et de la collaboration, et se voulait l’âme venue de la population. Le premier exemplaire circula dès juillet 1940 puis parut régulièrement, distribuée dans les boites aux lettres, d’octobre 1940 à novembre 1942, date de l’arrestation du réseau Louis Renard
Lors du premier numéro du « Libre Poitou », Louis Renard écrivait dans une note d’éditeur : « De 1914 à 1918, nos alliés et amis Belges connurent les rigueurs de l’occupation allemande. Leur dignité, leur Résistance, leur héroïsme firent l’admiration du monde. Il paraissait alors un petit journal « La Libre Belgique » ; quelques poitevins ont décidé de faire paraître « Le Libre Poitou ». Nous n’avons aucun moyen pour le faire imprimer. A vrai dire, ce ne sera pas un journal, seulement une liaison entre inconnus unis par amour de la Patrie et une même foi dans sa résurrection glorieuse. Vous qui recevez cet exemplaire, diffusez-le autour de vous, faites le taper en plusieurs exemplaires que vous ferez parvenir à vos amis, faites ainsi que chez tous, riches et pauvres, patrons et ouvriers, intellectuels et travailleurs manuels, de la France en prison ou de celle de la France Libre, un rayon d’espérance et de soleil pénètre partout ».
Lorsque le Comité de Libération (C.D.L) tint ses premières assises, le journaliste résistant Henri Viaux se vit confier la direction d’un journal qui devait être publié le jour de la Libération. Il fut décidé unanimement par le C.D.L qu’on reprendrait le titre qu’avait choisi Louis Renard et que le « Libre Poitou » allait renaître de ses cendres. Plus d’un an après sa mort, l’oeuvre du premier Résistant Poitevin allait donc être poursuivie dans l’esprit même où elle avait été entreprise. Le premier numéro officiel sortit des presses de la rue Victor Hugo le 6 septembre 1944. Par la suite, il devint un quotidien régional (Vienne/Deux-Sèvres) puis départemental (seulement la Vienne) mais rencontre des difficultés économiques et il disparait le 15 janvier 1958. Le groupe Hersant l’ayant racheté, le nouveau propriétaire en changea le titre et le « Libre Poitou » devient « Centre Presse » le 18 juillet 1958. En 1996, le groupe Hersant cède le titre « Centre Presse » à «La Nouvelle République de Tours qui en assure la diffusion et la gestion actuellement.
J’ai donc choisi tout naturellement de m’interesser ensuite à « Centre-Presse », continuation du « Libre-Poitou », et donc lui aussi quotidien de proximité. « Centre-Presse » est aussi appelé « le quotidien de la Vienne », comme l’indique son sous-titre. Aujourdhui, « Centre-Presse » réunit tout ce qui fait la vie des habitants de la Vienne (vie locale, communale, associative, économique, culturelle...) Plus de 30 journalistes professionnels et plus de 300 correspondants locaux et sportifs sont à son service pour rendre compte de l’actualité de la Vienne. Contrairement à son unique concurrent dans le département, La Nouvelle République du Centre-Ouest, l’actualité nationale n’est traitée que par le biais de reprises de dépêches d’agence de presse et par ses éditos. Héritier du groupe Hersant, le journal est classé davantage à droite que son concurrent. Le groupe Centre Presse comprend trois sociétés : S.D.P.I : Société De Presse et d’Information ; S.R.D.P : Société de Régie et De Publicité, Pubeddiffusion : Société chargée de la distribution de Presse Service 86 et d’imprimés sans adresse.
Le portage du journal est assuré par la filiale du groupe Nouvelle République du Centre Ouest, la société Matin Service.
Le quotidien de la Vienne est donc né en 1958 de la fusion de Libre Poitou, avec un regroupement de quotidiens et hebdomadaires fédérés par Robert Hersant sous le nom de « Centre Presse », et diffusant sur une douzaine de départements de Poitiers à Rodez, en passant par La Rochelle et Clermond Ferrand.
La vocation essentielle d'information de proximité de « Centre-Presse » n'a pas changé depuis l'époque, et s'est même accentuée avec la réduction du territoire couvert, qui se concentre aujourd'hui sur le département de la Vienne. Depuis le 1er mai 1996, « Centre Presse » s'est consolidé comme filiale du groupe Nouvelle République de Tours (qui édite également le quotidien La Nouvelle République du Centre-Ouest en Poitou-Charentes (Vienne et Deux-Sèvres)), et participe au pluralisme de l'information locale dans ce département. tout en conservant son indépendance éditoriale. Pour des raisons économiques, l’imprimerie est fermée et « Centre Presse » est imprimé, dès novembre 1996 à Orléans, sur les rotatives de la République du Centre, puis à Tours le 17 juillet 2006.
Pour travailler sur mes sources, j’ai tout d’abord décidé très vite de travailler sur les microfilms de mes journaux, et non sur les vraies sources sur papier. (« L’Eveil de la Vienne » fut quant à lui dépouillé sous sa forme papier, la version microfilm n’existant pas encore) C’était personnellement le moyen le plus rapide pour moi d’arriver jusqu’au bout de ce travail de dépouillement, qui était long et fastidieux. Le recours au microfilm peut également améliorer l'accès aux informations contenues dans les originaux. L'accès aux documents par microfilm est, comme le recours à d'autres types de copies de consultation, un bon moyen de protéger l'original de l'usure par le temps. Même si les couleurs de mes documents étaient inversées, quelques fois lu sur de mauvaises machines, et que surtout, j’étais très fatiguée au bout des mes journées de travail à force de contempler un écran, j’avais à disponibilité des documents non abimés. De plus, même si c’est évidemment nettement plus agréable d’avoir affaire à un vrai journal, le microfilm me permettait de ne pas perdre mon temps en mettant sous mes yeux un support incitant à la lecture. En tournant des pages, j’avais plus de mal à me concentrer sur mes objectifs : trouver des articles concernant la violence américaine. Mes yeux étaient plus enclins à aller à la rencontre de tel ou tel article interessant, et donc à lire. Avec le support microfilm, je savais en général déjà à quelle page me rendre, et tourner la bobine de la machine ne me permettait pas d’avoir accès à des articles sans doute très interessants, mais inutiles pour le travail de mon mémoire.
J’ai donc passé la majorité de mes journées du premier semestre dans la salle patrimoine et recherche de la médiathèque François Mitterrand de Poitiers. C’est une salle d’études dont l’accès est réservé, selon un règlement spécifique, et qui permet la consultation sur place de livres et de revues imprimées concernant Poitiers, mais aussi le département de la Vienne, le Poitou historique, et la région du Poitou-Charentes. C’est un service de conservation pour plus de 1100 manuscrits anciens et modernes, 286 incunables, 12000 estampes, cartes postales et photographies et enfin 900 cartes et plans. Je consacrais environ 4 journées et demie de 6 heures de dépouillements par semaine dans cette salle.
J’ai commencé mes recherches naturellement par le « Libre-Poitou », journal le plus ancien. A ce moment là je ne savais pas encore quelles sortes de violence étudier, et quelles seraient la fréquence des articles dans les journaux. Pour le savoir j’ai effectué un sondage sur un échantillon des journaux de l’année 1948. De janvier à juillet 1948, les articles concernant n’importe quel type de violence américaine sont peu nombreux, mais révélateurs, tout d’abord d’un regard poitevin presque absent sur ces types d’événements, mais me permettaient surtout de constituer une première grille de lecture qui se revelera fiable sur la suite de mes dépouillements.
Cette grille comprenait trois grandes parties, ébauches de mon futur plan : premièrement la violence routière (qui s’est ensuite transformée en une catégorie plus générale, prenant le titre de « violence des transports », incluant ainsi les accidents nautiques, ferroviaires et d’avions qui étaient très nombreux dans mes dépouillements), puis la violence « urbaine » (comprenant ainsi la violence des rues, les articles sur la Mafia, les gangs et leurs traffics de drogue ou d’armes) et la violence des ségrégations raciales qui à fait de nombreuses émeutes dans les villes et enfin la violence « familiale » (parricides, matricides, infantices, uxoricides, etc)
J’ai ainsi dépouillé environ deux années par décennie, ayant ainsi une large vision des caractéristiques de l’abordement de la violence dans un très long terme, et à la fin de mes dépouillements j’avais un peu plus d’une dizaine d’années dépouillées dans mes trois journaux : 1948, 1951-1952, 1956-1957, 1966-1967, 1976-1977, 1983-1984, me permettant de constituer un corpus d’environ 150-160 articles, plus ou moins long (la fourchette de taille allant d’articles de 5 à 6 lignes à des écrits de plus d’une demie-page, avec quelques fois des photos) Ma méthode pour relever chaque article était la suivante : je relevais constamment la date, la page, le nombre de ligne, de colonnes de l’article, et dans quelle catégorie de violence il rentrait. Puis, j’analysais brievement l’article, et notait les mots, expressions clés, pour pouvoir ensuite reprendre ces faits divers de mon domicile sans avoir à faire une relecture systématique de l’article en lui-même.
J’ai pendant un certain temps hésité sur la période que j’allais prendre pour délimiter mon sujet d’étude. Je voulais au départ me concentrer sur les années d’entre deux guerres, et aborder les années glorieuses de la Prohibition, mais aussi des violences raciales comme les méfaits du Ku Klux Klan, nombreuses dans cette période. Cependant pour deux raisons j’ai finalement abandonné cet embryon de projet. Dans une premier temps, les quotidiens poitevins sur cette période ne me permettait pas d’aborder mon thème de recherche sur le long terme, élément qui pour moi était primordial pour voir l’évolution d’une mentalité de la presse poitevine et des changements dans les violences et la société américaines. De plus, il y quelques années, Cédric Couturier, un étudiant en master sur Poitiers, à fait son mémoire sur le même thème que moi, c'est-à-dire « La violence aux Etats-Unis dans la presse ». Certes, cela n’avait au final rien à voir avec la direction qu’à pris mon propre mémoire, puisque cette étudiant avait proposé un travail de recherche sur les violences climatiques américaines, et avait prit comme source principale le journal « Le Monde », quotidien parisien à dimension nationale. Mais, et cela m’a vraiment décidé de prendre une période radicalement differente, ses bornes chronologiques correspondaient à la période d’entre-guerres, et comme il n’existe seulement que deux mémoires sur ce sujet global, je n’avais pas du tout envie de faire doublon sur les dates.
La période 1948-1984 est finalement venu à moi de la manière la plus naturelle lorsque j’ai décidé que ma période concernerait celle d’après guerre. Prendre les années venant tout de suite après la fin de la seconde guerre mondiale ne m’aurait pas été bénéfique, les sujets sur les Etats-Unis se tournant plus vers le reconstruction d’après-guerre. J’ai choisi de garder comme première borne la première année que javais prise lors de mon premier sondage, c'est-à-dire l’année 1948. L’année 1984 quant à elle, en plus d’offrir un certain aspect symétrique à 1948, était la dernière année de Centre-Presse archivée et s’est donc imposée très simplement.
La longue période entre 1948 et 1984 me permettait ainsi de couvrir une histoire de la violence américaine riche et variée : le début des « Trente Glorieuses », les nouveautés sociales des « Sixties », les bouleversements économiques des années soixante-dix, et enfin les nouvelles peurs et débats des années quatre vingts, notamment sur la drogue ou la violence urbaine, et tout cela en ayant un aperçu général sur le temps de fils rouges comme l’évolution des idées et la fin des émeutes raciales sur trois décennies, ou encore le developpement et la chute de la Mafia d’après guerre.
Ainsi, mon travail de recherche sur les violences quotidiennes des Etats-Unis dans la presse régionale poitevine, élaboré à partir d’un corpus provenant de trois journaux (« le Libre-Poitou », « L’Eveil de la Vienne », et « Centre-Presse ») dans une période définie allant de 1948 à 1984, sera abordé dans un plan établi à partir de trois idées majeures.
Dans un premier temps sera abordé ces violences américaines omniprésentes dans le quotidien des américains, celles des transports. En effet, cette violence qui ne fait malheureusement aucune distinction dans ses victimes (âge, sexe, rang social…) se produit chaque jour et rythment le quotidien des américains, et des poitevins par le biais des nouvelles relayées dans ses journaux. Ces violences évoluent en parallèle avec le developpement des machines, des aménagement, des réglementations de sécurité et le regard de la presse poitevine change lui aussi au fil du temps de ses nouveautés.
Cette violence routière est une violence spectaculaire, faisant souvent la une, et c’est cet aspect qui sera abordé dans une première sous partie. Ces accidents spectaculaires, peuvent provoquer des véritables catastrophes en coût humain, que ce soit par accident ou attentat. La violence routière est aussi une hécatombe, un fléau, les accidents routiers américains faisant des nombreuses victimes, ne cadrant pas forcement avec l’idée qu’on se fait du grand Ouest américain et la liberté de ses routes, et c’est cette seconde idée qui fera l’objet d’une seconde sous-partie.
Nous verrons ensuite dans un deuxième grand point une autre sorte de violence exterieure, moins précise mais plus proche de la civilisation : les violences urbaines. Cette violence urbaine, difficile à définir précisement, comprendra ici des violences isolées, commises seul ou en groupe, (sur des individus seuls ou en groupe), regroupées dans un cadre extérieur de la maison, de la famille américaine. Cette première partie regroupera des incidents « de la rue », des violences qui peuvent toucher chacun hors de chez soi. En effet chacun peut-être par exemple la cible d’un tueur, tué par hasard, ou un invididu dans un groupe entier victime d’une violence raciale.
Cette violence urbaine comportera trois grandes sous parties : les violences de groupe, comprenant les violences raciales (et la ségrégation des années 1950, 1960, 1970, avec ses violences et ses émeutes urbaines…),mais aussi celles des gangs et de la Mafia, ses « syndicats du crime » qui régissent la violences des rues (et qui tuent des fois indirectement par trafic de drogue ou d’armes) et enfin la violence par accident ou attentat faisant des victimes en masse que l’on peut trouver dans les villes : incendies, explosions…
En seconde sous partie nous verrons ensuite les violences qualifiées de « démentielles », transmises dans la presse à un lectorat poitevin désireux de fournir des tentatives d’explications à ces gestes de folie, et mitigé entre fascination, écoeurement, etc. Ces violences sont celles des tueurs en série, et celles des « tueurs de masse » (massacre dans des lieux publics en prenant ses victimes au hasard dans des restaurants, des lycées…)
Les réponses à ses violences urbaines, et les points de vues sur ses solutions seront exploitées dans une troisième sous partie qui traitera des peines d’emprisonnement encourues, des procès, des débats sur la peine de mort.
Enfin en troisième et dernière partie, nous mettrons en avant les violences privées, les violences familiales. Ces violences intimes, personnelles, peuvent-être cachées, discrètes, subies sur une longue période et quand elles sont montrées au grand jour, elles sont perçues comme monstrueuses dans la grande majorité des cas. Cette catégorie de violence à évolué au fil des années en même temps que les mœurs familiales, des avancées dans la connaissance des comportements, et le regard de la presse régionale à fait de même.
Dans une première sous-partie sera abordé cette violence incomprise qui est celle de l’enfant meurtrier. Les parricides ont été longtemps source de peurs dans la France du XIXème siècle, nourrissant la délinquance juvénile et touchant à une unité symbolique : la famille. Dans la seconde moitié du Xxème siècle, nous montrerons que ce regard à radicalement changé et que la presse régionale lui confère une toute nouvelle dimension.
Suivant naturellement cette première sous partie, sera abordée ensuite la violence cette fois ci jugée d’inacceptable, celles des infanticides, que ce soient des néonaticides ou des filicides.
Et enfin dans une dernière sous partie, la violence conjugale sera mise en avant. Elle s’expliquera plus amplement des meurtres passionnels, mais aussi des meurtres commis sur son conjoint par interet, ou bien encore des suicides ou des tentatives de suicides survenant après le meurtre des membres de sa famille.
(Bon mais par contre si tu arrivé à lire jusqu'à la fin... ça mérite un bonus... Jte filerai la suite dans quelques mois =p *ricane*)
23 janvier 2008
[Chapitre 179. Heath.]
Je viens d'apprendre à l'instant qu'Heath Ledger est mort, je suis encore un peu sous le choc. C'est le genre de personne qu'on ne s'attend pas à voir partir si vite, 28 ans, au sommet, il avait l'air d'avoir tout pour lui. Il avait une petite fille de 2 ans avec Michelle Williams... bref.
C'était un de mes acteurs preferés, il avait un potentiel énorme, un charme fou, et il m'avait fait pleurer comme une madeleine avec sa machoire fermée dans "Brokeback Mountain". J'avais eu peur dans "Les frères Grimm"... Le passage où il chante dans les gradins d'un terrain de sport dans "10 bonnes raisons de te larguer" était pour moi un moment culte. Je veux appeler mon futur fils Gabriel depuis que j'ai vu son personnage dans "The Patriot". Avec ses dents barbouillées d'encre... J'en reviens pas.
20 janvier 2008
[Chapitre 175. Ca avance doucement...]
C'est un énorme brouillon, genre, une ébauche. Mais ça progresse.
Les violences quotidiennes aux Etats-Unis
dans la presse régionale poitevine « 1948-1984 »
I) Des violences omniprésentes : celles des transports.
Caractéristiques de cette violence : pas de distinction dans les victimes (âge, sexe, rang social confondus), c’est une violence quotidienne (quasiment chaque jour dans les journaux, elle rythme le quotidien des lecteurs poitevins), omniprésente, sanglante. Ces violences évoluent en parallèle avec le developpement des machines (voiture, trains, avions…), des aménagements (autoroutes, voies ferrées, aéroports…) des réglementations de sécurité. Le regard de la presse poitevine évolue lui aussi au fil du temps et de ses nouveautés.
A) Une violence spectaculaire.
-Les catastrophes (attentat ou simple accident) faisant des victimes en masse. Concerne plus particulièrement les accidents maritimes, ferroviaires, aeronautique (violence routière acceptée dans certains cas : carambolages, accident d’autobus, collision avec un train…)
-Caractéristiques des articles poitevins sur ce genre d’accident. (ici, fait souvent la une par exemple, lors de « séries » de catastrophes)
B) L’hécatombe des routes, un fléau.
-Les accidents routiers américains, (quelques fois en parallèle avec les accidents français, notamment sur les statistiques) surtout mis en avant dans les années 1950.
-Caractéristiques des articles poitevins sur la violence routière américaine. Regard sur « l’espace américain » (l’Ouest américain par exemple, la liberté qu’offe les routes…)
C) Encore à travailler.
II) Des violences privées : les violences familiales.
Caractéristiques de cette violence : Elle est privée, intime, personnelle, peut-être cachée, discrète, subie sur une longue période. Quand elle est montrée au grand jour, elle est perçue comme monstrueuse dans la grande majorité des cas. Les parents/enfants qui tuent, blessent, sont incompris. Cette violence évolue en même temps que les mœurs familiales, des avancées dans la connaissance du comportement, et le regard de la presse régionale aussi.
A) La violence incomprise : l’enfant meurtrier.
-Mise en avant des differentes situations abordées dans les dépouillements : patricides, matricides, causes, regard de la presse sur ses violences, selon les contextes et les périodes. (en général « enfant victime » ou « enfant bourreau », dans ce cas souvent incompris, causes absurdes) Beaucoup de questions sur les raisons de ces parricides.
B) La violence inacceptable : les infanticides.
-Là aussi, mise en avant des situations décrites dans les articles de presse dépouillés, évolution des caractéristiques de ces articles dans le temps. Figures des meurtriers dans la presse poitevine (« Mère indigne », « mère folle », « père tortionnaire » etc) Filicides, néonaticides.
C) La violence passionnelle : la violence conjugale.
-Comportera les meurtres passionnels (dont les meurtres de père tuant leur épouse et leur famille entière par jalousie par exemple) mais aussi les meurtres par interet (héritage) Peut-être un passage sur les suicides (peut rentrer dans le cadre de la violence familiale, car là aussi violence privée, et le suicide peut subvenir après le meurtre de sa famille) Toujours, évolution de la violence et du regard de la presse poitevine sur le sujet.
III) Des violences extérieures : les violences urbaines.
Définition de violence « urbaine » difficile. Ici, comprend des violences isolées, commises seul ou en groupe, (sur un individu seul ou sur un groupe), regroupées dans un cadre extérieur de la maison, de la famille américaine. Cette partie regroupera des incidents « de la rue », des violences qui peuvent toucher chacun hors de chez soi. (Tout le monde peut-être la cible d’un tueur, ou un invididu dans un groupe entier victime d’une violence raciale par exemple. Mais peut concerner aussi des victimes prises sans raison aucune mis à part leur présence sur les lieux du drame.)
A) Les violences de « groupe ».
-Trois sortes de violence : les violences raciales (ségrégation des années 1950, 1960, 1970, avec ces émeutes urbaines, ses violences rascistes…), mais aussi celles des gangs et de la Mafia, qui « régissent » la violences des rues (et qui tuent des fois indirectement par traffic de drogue, ou d’armes) et enfin la violence par accident ou attentat faisant des victimes en masse que l’on peut trouver dans les villes : incendies, explosions… Là encore, évolution du regard poitevin sur ses violences. Figures types, par exemple, les séries d’articles concernant des familles entières (avec de nombreux enfants notamment) tués dans des incendies.
B) Les violences « démentielles ».
-Deux sortes de violence seront abordées dans cette partie : celle des tueurs en série, et celle des « tueurs de masse » (massacre dans des restaurants, dans des lycées) Regard poitevin sur ses affaires : entre la fascination, l’écoeurement, les tentatives d’explications à ces gestes, etc…
C) Les réponses à ses violences.
Dans cette dernière partie, qui conclut l’ensemble des points, des violences vus tout le long du mémoire, traitera des articles poitevins concernant la « suite » de ces violences : les peines encourues, les procès, la peine de mort. Quelle est le regard de notre presse sur ces sujets ?
16 janvier 2008
[Chapitre 170. Quand je voulais devenir Marcel Pagnol.]
Au lieu de travailler sur mon plan (je dois me rendre à l'évidence : je n'ai rien fait de mes journées depuis vendredi, alors que j'ai un boulot monstre : introduction de mémoire, plan, révisions d'IUFM... et non, je me lève à 14h, je déprime jusqu'à pas d'heure, et tiens, là je me sens depuis hier soir un peu malade) j'ai décidé d'aller relire mes OS (one shot, donc pas une fic complète, juste un chapitre) sur fanfiction.net, histoire de voir si j'ai écris des perles ou pas, en écoutant des vieux trucs sur youtube (Evanescence existe encore ?) Et mince, je m'aperçois que je n'ai jamais parlé sur mon blog de mes tatonnements de fan pseudo littéraire. Donc, au lieu de travailler, me voilà à essayer de rédiger un article. (j'ai mal au cou et aux épaules, comme quoi rester allongé toute la journée c'est pas bon pour la santé)
En fait, de fanfiction.net j'en suis passé au Poney Fringant (forum pour auteurs de fanfictions sur le Lord, rien que ça) même si je n'étais à l'époque qu'une simple lectrice. En fait, maintenant je suis toujours une simple lectrice X_x, mais des fois j'écris des bricoles. (des fois) Et voilà, en les relisant ce soir, en plus de constater que je suis vraiment pas douée en orthographe et en grammaire, j'ai eu l'impression de lire des OS de quelqu'un d'autre. J'ai planché minimum une ou deux heures pour chaque, et je ne me souviens même pas des noms des personnages que j'ai moi même inventé... X_x Je sais plus ce qui se passe à la fin ("ah oui c'est vrai !") ou je suis carrement étonnée de certains passages.
Par exemple :
"Le contact avec elle fut froid. Elle hurla. L'écume jaillit, s'enroula autour de son corps disloqué comme les mains livides de fantômes marins, ses cheveux lui collèrent au visage, sa robe trempée et lourde l'enserra comme un linceuil, elle ouvrit la bouche une dernière fois mais ne trouva qu'eau et bourrasques qui la firent suffoquer. Ses yeux ne virent plus rien, et elle sombra en quelques secondes."
J'ai écris ça, un jour. Moi. *s'applaudit* (non mais je devais être vraiment souffrante quand j'ai trouvé l'expression "mains livides de fantômes marins", je fais ma Baudelaire en herbe) Très bizarre comme approche. Ca me fait pas ça quand je tombe sur un vieil article de mon blog, je sais que c'est moi qui ai écrit, je m'en souviens. Là, non, on dirait quelqu'un d'autre, c'est extremement dérangeant.
Enfin bon. Les liens sont dans mon profil, ici, si ça vous interesse (on sait jamais) (par contre on y trouve de tout, *horrifiée*)
15 janvier 2008
[Chapitre 169. Les proverbes, y'en à qui aiment bien.]
Il me reste encore quelques minutes pour le souhaiter correctement, alors bon anniversaire Ptite Plume !
"Sourire trois fois par jour rend inutile tout médicament" "Une parole venue du coeur tient chaud pendant trois hivers"
Et surtout : "Si la personne est âgée, son coeur ne l'est pas"
(c'est qu'elle vieillit doucement =p )
12 janvier 2008
[Chapitre 168. Mae govannen en 2008.]
Je suis sacrement en retard (pas que pour mon blog d'ailleurs), en tout cas je vous souhaite à tous une très bonne année 2008. Je ferai pas de bilan de l'année 2007, vu que ce fut, à vrai dire, la pire année de toute ma vie. On à d'ailleurs essayé avec ma soeur et Benoit de résumer notre année le 31, seuls avec nos chats, et ça nous à bien déprimés. (heureusement après Arthur nous à souhaité bonne année. J'ai d'ailleurs crié bonne année à Mimi Mathy, PPDA, Cauet, tout ça, en sautant devant ma télé, et ensuite j'ai chanté "Douce Nuit" et "Bonne année" version opéra par la fenetre du salon pour les voisins, car oui, j'aime mes voisins -ou pas-)
Tout ce que j'espère c'est que le 08 est vraiment mon chiffre porte bonheur !
Pour conclure cet article, car je n'ai pas le temps de m'attarder encore sur internet, j'offre à vos yeux emerveillés le cadeau de Noël que m'a fait Elysabeth ma coupine quebecoise. Je suis la première hobbite à gauche. Autour ce sont certaines de mes amies du Poney. Encore une preuve qu'on vit dans un monde bien à part. FOR FRODO !
19 décembre 2007
[Chapitre 165. Mon premier amour de vacances.]
L'une de mes premières chansons d'amour. La première peut être (Johnny et Patrick je les ai écouté avant quand même, merci maman) Ici j'avais 5 ou 6 ans et mon père et ma belle-mère avait une K7 audio avec plein de chansons enregistrées en vrac. On est parti en vacances en Andorre et la K7 est passée en boucle durant tout le trajet, durant toute la semaine.
Je sais pas pourquoi une chanson comme ça peut toucher profondement une gamine de 5 ans. Ce sont des mots d'adultes quand même, et je ne me souviens pas avoir un regard different sur ces paroles maintenant que je suis grande. Je voyais la fille, je voyais le chanteur, je voulais être la fille. Je ne connaissais pas Marc Lavoine.
J'avais déjà les yeux dans le vague en regardant les montagnes défiler par la vitre. Je crois que c'est depuis ce voyage que j'aime faire ça d'ailleurs. Ecouter de la musique sur des paysages qui défilent, y'a que ça de vrai. Pour ça que je suis en tombe en voiture. (ou que je fais semblant de dormir)
Allez, listen. (après nous avons la version adolescente avec "Je ne veux qu'elle" mais ça me prend déjà moins aux tripes)
Il ressemble un peu à Arielle Dombasle quand même.



